43 % des étudiants utilisent un préservatif à chaque rapport

Les comportements des jeunes en matière de sexualité et, notamment, de port de préservatif, révèlent à quel point ces derniers sont insuffisamment informés sur le virus du Sida, qu’il s’agisse des modes de transmission ou des risques encourus.

 

Se protéger

En France, seuls 43 % des étudiants et 58 % des lycéens utilisent systématiquement un préservatif lors de leurs rapports intimes. (1)

  • Ils justifient le fait de ne pas utiliser de préservatifs en expliquant qu’ils n’en avaient pas sur eux (13 % des étudiants, 8 % des lycéens), qu’ils n’avaient pas envie d’en mettre (19 % des étudiants, 7 % des lycéens) ou qu’ils avaient confiance en leur partenaire (12 % des étudiants, 13 % des lycéens). (1)

  • En 2015, 14 % des étudiants et 9 % des lycéens reconnaissaient ne jamais utiliser de préservatifs. (2)

 

Se faire dépister

  • 9 % des jeunes déclarent s’être exposés fréquemment, en 2016, à un risque de contamination, un pourcentage qui a progressé de 3 points en un an. (1)

  • Près de 3 jeunes sur 4, étudiants comme lycéens, ne font pas systématiquement de test de dépistage du virus du Sida, alors même qu’ils changent ou ont changé de partenaire. (1)

  • Plus de la moitié des étudiants (53 %) et des lycéens (66 %) considèrent en effet ne pas avoir pris un risque suffisant pour se faire dépister. (1)

 

S’informer

  • De manière générale, seuls 16 % des jeunes de 15 à 24 ans considèrent être très bien informés sur le virus du Sida (3).

  • 30 % des jeunes ont des représentations faussées de la maladie et de ses modes de transmission : ils sont aujourd’hui 20 % à déclarer que le virus du Sida peut se transmettre en embrassant une personne (15 % en 2015) et 15 % en s’asseyant sur un siège de toilettes publiques (13 % en 2015). (3)

  • 22 % des jeunes pensent qu’il existe un traitement pour guérir du Sida. Pour rappel, il n’existe pas de vaccin contre le VIH et les traitements existants permettent de contrôler la maladie mais pas de la guérir (voir la rubrique « se traiter »). (3)
     
  • Les jeunes se sentent de moins en moins bien informés sur les lieux où se faire dépister (58 %, -13 points par rapport à 2015) ou sur l’existence d’un traitement d’urgence en cas de risque (relation sexuelle non protégée notamment) (47 %, -18 points par rapport à 2015). (3)

 

Nouveaux cas

Aujourd’hui en France, on estime à 11 % le nombre de découvertes de séropositivité chez les jeunes de 15-24 ans, un chiffre en augmentation de 24 % depuis 2007. Par ailleurs, le nombre de découvertes de séropositivité a plus que doublé chez les jeunes homosexuels et bisexuels qui ont plus de risques d’être infectés qu’un autre jeune. (4)

 

(1) Etudes Opinion Way pour la SMEREP réalisées selon deux questionnaires en ligne du 29 avril au 25 mai 2016 auprès de 507 étudiants de toute la France (pp. 6, 7, 8, 12 et 13), et du 20 mai au 7 juin 2016 auprès de 368 lycéens d’Île-de-France et 403 lycéens (pp. 5, 6, 10, 11) de toute la France.

(2) Etudes Opinion Way pour la SMEREP réalisée selon la méthode des questionnaires auto-administrés en ligne, du 9 avril au 7 mai 2015 auprès de 500 étudiants de toute la France (p.4), et du 23 avril au 21 mai 2015 auprès de 407 lycéens de toute la France (p.4).

(3) Sondage Ifop et Bilendi pour Sidaction réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 5 au 12 février 2016 auprès d’un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 à 24 ans (pp. 9, 11, 20 et 24).

(4) Communiqué « Les jeunes, l’information et la prévention du sida » de Sidaction, en date du 31 janvier 2016.

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