Être traité contre le Sida évite de le transmettre

Le traitement antirétroviral chez une personne séropositive permet de réduire les risques de transmission du VIH, c’est le « traitement comme prévention » (ou treatment as prevention » - TasP – en anglais). Les conséquences sont multiples en termes de vie sociale, affective mais également de prévention de la maladie.

 

Se soigner pour éviter de contaminer (1,2,3)

Un important essai clinique (HPTN 052) débuté en 2005*, est venu confirmer ce qu’espérait la communauté scientifique. En l’occurrence, qu’il était possible de réduire considérablement les risques de transmission VIH chez les couples sérodiscordants – un partenaire est séropositif et l’autre séronégatif - grâce à l’usage d’une trithérapie et au respect des conditions suivantes :

  • La charge virale est indétectable depuis au moins 6 mois.
  • Le traitement est pris scrupuleusement sans oubli, ce qui permet un contrôle optimal du VIH
  • Aucun des deux partenaires n’est atteint d’autres IST

Si ces trois conditions sont réunies, l’étude, effectuée auprès de plus de 1700 couples originaires d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et des Etats-Unis montre une réduction importante du risque de transmission.

 

Une révolution pour la prévention

L’efficacité des traitements antirétroviraux ne limite plus leur usage au domaine strictement curatif mais également préventif. « Cette percée scientifique change considérablement la donne et assurera l’avancement de la révolution de la prévention. Elle place le traitement anti-VIH au rang des nouvelles options de prévention prioritaires, explique Michel Sidibé, Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA)1.

 

Combiner pour mieux protéger

Le traitement comme prévention est aussi un moyen d’améliorer ses relations et sa santé sexuelle en réduisant la peur de transmettre le virus, le stress qui a des effets négatifs sur la relation, le corps ou le psychisme 4. En revanche, il ne protège pas des infections sexuellement transmissibles, ni d’une infection par le VHC. Il est donc recommandé d’envisager la prévention de manière globale (préservatif, dépistage, traitement, etc.) vis-à-vis du VIH et des IST non seulement avec son médecin prescripteur mais aussi avec son partenaire.2

 

*Résultats publiés en Mai 2011
(1) Le traitement anti-VIH empêche la transmission du virus – Consulté le 14 février 2017 -  http://www.who.int/hiv/mediacentre/trial_results/fr/ (Source 1_1 OMS)
(2) Morlat Ph et al. Suivi de l’adulte vivant avec le VIH, prévention et prise en charge des comorbidités. In : Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH. Recommandations du groupe d’experts. Paris : Ed. La documentation Française. Rapport 2013 ; p 28, 62, 79 et 298.
(3) Prevention of HIV-1 Infection with Early Antiretroviral Therapy, consulté le 14 février 2017- http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1105243#t=articleBackground
(4) Vie positive, consulté le 14 février -  http://www.seronet.info/sites/default/files/guide-vie-positive-2015.pdf p 63
Un traitement mais pas une guérisonAccompagner un proche sous traitement

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