Le suivi du VIH après le dépistage

Après avoir appris une contamination, il est nécessaire de bénéficier d’un suivi médical. Comment se déroule-t-il ?

Quels médecins ?

Le centre de dépistage qui a diagnostiqué la séropositivité VIH d’une personne doit l’orienter vers un médecin compétent et, si elle en sent le besoin, vers un dispositif de prise en charge psychologique et sociale. Il appartient au patient de choisir si son suivi aura lieu à l’hôpital ou chez un médecin de ville. Néanmoins le recours à un médecin hospitalier est obligatoire dans certaines circonstances : pour la première ordonnance d’antirétroviraux, la délivrance de certains médicaments ou encore pour le suivi dans le cadre d’un essai thérapeutique (1).

Dans le cas d’un diagnostic via un autotest, si le résultat est positif, il est vivement conseillé à l’utilisateur soit d’appeler son médecin ou Sida Info Service (0 800 840 800 - anonyme et gratuit), afin de ne pas rester seul face au diagnostic. Il sera ensuite orienté vers une prise en charge adaptée (2).

 

Comment choisit-on un traitement ? (3)

Le traitement est recommandé chez toutes les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) quel que soit le niveau de lymphocytes CD4 (les globules blancs ciblés par le VIH). Il est important que le patient participe au choix de son premier traitement antirétroviral pour atteindre un niveau maximal d’adhérence. Afin de mettre en place le traitement le plus approprié, ce choix sera basé notamment sur les résultats des différents tests et analyses du patient ainsi que sur la tolérance attendue, la facilité de prise en fonction des conditions et du rythme de vie, des interactions médicamenteuses éventuelles et les autres pathologies concomitantes (en particulier cardiovasculaires, hépatiques et rénales).

 

Quel suivi avec un traitement antirétroviral ? (3)

Lors de la mise sous traitement antirétroviral, le premier semestre du traitement est très important pour le succès de la prise en charge. Les consultations sont rapprochées car l’objectif est de permettre, dans un délai de six mois, d’obtenir une charge virale indétectable. Celle-ci est mesurée à un mois, trois mois et six mois. La fréquence des consultations est adaptée en fonction de l’état clinique, mais généralement au cours des premiers mois de traitement, le patient revoit son médecin également à un mois, trois mois et six mois. Des rendez-vous intermédiaires peuvent néanmoins être proposés.

(1) SIDA, le guide des droits sociaux – Consulté le 9 février 2017 - http://www.actupparis.org/IMG/pdf/GDS-2.pdf  page 9
(2) SIDA : comment fonctionne l’autotest – Consulté le 9 février 2017 - http://www.allodocteurs.fr/maladies/maladies-infectieuses-et-tropicales/sida-vih/sida-comment-fonctionne-lautotest-nbsp_16244.html page 2
(3) « Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH. Recommandations du groupe d’experts », sous la direction du Pr Philippe Morlat et sous l’égide du CNS et de l’ANRS : « Initiation d’un premier traitement antirétroviral », novembre 2016. Pages 4-9
Le VIH aujourd’hui

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