VIH/Sida : la moitié des malades bénéficie aujourd’hui d’un traitement

Si 36,7 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH/Sida dans le monde (1), environ la moitié bénéficie d'un traitement antirétroviral (ARV). En juin 2016, 18,2 millions de personnes (dont 910 000 enfants) avaient ainsi accès à un tel traitement, contre 17 millions en 2015 et 7,5 millions en 2010, a révélé l'ONUSIDA dans un rapport en date de novembre 2016(1). En outre, les décès en lien avec le VIH/SIDA ont diminué de 45 % depuis 2005(1). « Si nous maintenons et décuplons ces efforts, le monde sera en voie d’atteindre l’objectif de 30 millions de personnes sous traitement d’ici 2020 », s’est félicitée l’ONUSIDA(2). Pour rappel, l’ONUSIDA est le programme de l’Organisation des nations unies (ONU) destiné à coordonner les actions de la communauté internationale pour lutter contre le VIH/SIDA.

 

« Les traitements antirétroviraux ont beaucoup évolué depuis les années 1980, rappelle le ministère français des Affaires sociales et de la Santé. Depuis 1996, on a recours à des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART en anglais)(3). » Ils doivent être pris à heure fixe, sans oubli, pour qu’il y ait toujours suffisamment de produit actif dans l’organisme. « Les traitements actuels sont beaucoup mieux tolérés par le corps et ont transformé la vie d’un grand nombre de personnes atteintes en améliorant considérablement leur état de santé général, leur qualité et espérance de vie », conclut le ministère(3). En France, le traitement du VIH est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale en tant qu’Affection de Longue Durée (ALD)(3).

 

Comprendre les ARV

 

« Le traitement antirétroviral standard consiste à associer au moins trois médicaments antirétroviraux », synthétise l’OMS(4). Le traitement antirétroviral permet de diminuer fortement la quantité de virus dans le sang et d’empêcher sa progression, tout en restaurant et préservant le système immunitaire. Il permet également de réduire le risque de transmission du virus à un tiers(5). En revanche, il ne permet pas d’éradiquer le virus de l’organisme. « Le traitement doit donc être poursuivi à vie pour contrôler durablement l’infection », rappelle l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm)(5).

 

(1) Rapport « Get on the Fast-Track - The life-cycle approach to HIV », Onusida, 2016 http://www.unaids.org/sites/default/files/media_asset/Get-on-the-Fast-Track_en.pdf (pp. 10, 12, 16, 116, 129)
(2) Communiqué de l’Onusida, dévoilé à l’occasion de la publication du Rapport « Get on the Fast-Track - The life-cycle approach to HIV » de 2016. http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchive/2016/november/20161121_PR_get-on-the-fast-track
(3) Site du ministère des Affaires sociales et de la Santé, consulté le 8 février 2017 http://social-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/vih-sida/moyens-preventifs-et-traitements-contre-le-vih-sida/article/les-traitements-contre-le-vih-sida
(4) Site de l’OMS, consulté le 8 février 2017 http://www.who.int/hiv/topics/treatment/fr/
(5) Site de l’Inserm, consulté le 8 février 2017 http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-inflammation-infectiologie-et-microbiologie/dossiers-d-information/vih-et-sida
Le VIH aujourd’hui

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