Le Relais du Ruban Rouge, un événement solidaire contre le Sida

Depuis 2016, la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS) organise un relais sportif, à la veille de son Congrès national, qui se tiendra cette année les 24 et 25 octobre à La Rochelle. Cet événement fédérateur se veut à la fois sportif, symbolique et solidaire pour mettre en lumière la lutte contre le VIH-Sida. C’est surtout l’occasion de rappeler l’importance du dépistage précoce et de la prévention diversifiée. Le Docteur Pascal Pugliese, Président de la SFLS, et Magali Faure, responsable de l'organisation du Relais du Ruban Rouge pour la SFLS, présentent le Relais du Ruban Rouge.

 

Pouvez-vous resituer le contexte de cet événement ?

SFLS : « Notre société savante a un champ d’investigation large puisqu’elle regroupe de nombreux acteurs sanitaires et médico-sociaux (médecins, infirmiers, pharmaciens, psychologues, coordonnateurs, techniciens d’études cliniques etc…) autour de la lutte contre le VIH mais aussi des IST et de la santé sexuelle. Chaque année se tient notre Congrès dans une ville différente et avec une thématique choisie. Cette année, nous nous demanderons comment « innover au-delà des 3x90 », c’est-à-dire au-delà des objectifs de prévention, dépistage et traitement efficace. La veille de ce grand rassemblement, nous organisons un événement sportif, le Relais du Ruban Rouge pour sa 4ème édition. »

 

Justement, pourquoi ce relais ?

SFLS : « Notre conviction est qu’on ne pourra mettre fin à l’épidémie du sida sans unir toutes les forces disponibles et nous avons voulu traduire cela concrètement, à travers un événement symbolique, un relais. C’est, pour nous, l’occasion de mettre en lumière et de donner de la visibilité à une cause dont on n’entend plus beaucoup parler aujourd’hui. Nous avons voulu que notre relais soit placé sous le signe de la solidarité, de la convivialité, du sport et du rassemblement. De fait, cet événement s’adresse aussi bien aux acteurs de la lutte contre le sida qu’au grand public. »

 

Quels en sont les messages, les attendus ?

SFLS : « Si notre choix s’est porté sur une course à pieds en relais, c’est parce que nous voulions rappeler les bénéfices du sport et de l’activité physique pour être en bonne santé, ainsi que dans la prise en charge des affections de longue durée. L’idée est également de mettre en valeur l’importance du collectif. Ainsi, nous avons rassemblé jusqu’à 300 personnes lors de l’édition de Nice en 2017. Les animations organisées en marge du relais lui-même permettent de faire écho aux messages de l’actualité et du congrès : un point presse et le village Santé Prévention sont des occasions d’évoquer cette actualité autour du VIH (Trods, prévention, sensibilisation, dépistage etc…) dans une ambiance unique car les participants ont en commun d’avoir voulu soutenir cette cause. »

 

Quel est le principe ?

SFLS : « Le principe est toujours le même, à savoir une boucle d’environ 1 km à parcourir en relais, pendant une heure, en équipe de 2, 3 ou 4. Tous ceux qui le souhaitent peuvent participer : étudiants, sportifs amateurs (ou plus), personnes sensibles à la cause, congressistes, personnes vivant avec le VIH, professionnels de santé, associatifs, institutionnels, jeunes ou moins jeunes... Ce n’est pas compétitif donc chacun peut aller à son rythme, courir ou marcher : l’important est vraiment de participer. »

 

Et en pratique, comment cela se passe-t-il ?

SFLS : « Chaque édition est préparée pendant un an et est différente de la précédente, d’autant que cela dépend beaucoup de la ville accueillante, sur laquelle nous nous appuyons beaucoup. Lors de l’édition de Montpellier, par exemple, la course a eu lieu dans un espace boisé très agréable. A Nice, le contexte était un peu particulier en raison des attentats qui avaient eu lieu quelques mois auparavant : cela a donc eu lieu dans un parc fermé, ce qui n’a pas empêché une excellente ambiance avec de la musique, des animations, des déguisements, une équipe handisport etc. Nous avons eu un peu moins de participants lors de l’édition de Reims, peut-être en raison de la proximité de cette ville avec Paris, ce qui a permis à de nombreux congressistes de ne venir que le jour du congrès et non la veille pour le relais... »

 

Justement, en quoi cette édition sera particulière ?

SFLS : « Ce sera encore différent cette année à La Rochelle ! Les collectivités locales, dont les élus, ont impulsé une dynamique très intéressante, avec beaucoup de bonne volonté et un grand engagement. Tous se sont mobilisés pour nous apporter de l’aide, sur les réseaux sociaux, notamment, pour communiquer sur l’événement et le rendre visible. Le Centre hospitalier de La Rochelle s’est également beaucoup investi avec nous, ce qui n’est pas toujours le cas. Nous attendons entre 300 et 400 personnes cette année. Le Village santé aura également la part belle puisqu’il sera installé dans le Centre des Congrès (Espace Encan) : de ce fait, nous espérons beaucoup de passage pour communiquer sur la prévention et le dépistage. Quant au cadre lui-même, ce sera idyllique puisque le parcours se situe au bord de l’eau. »

 

Qui sont vos partenaires ?

SFLS : « Les acteurs locaux jouent un rôle essentiel. Outre les collectivités territoriales, nous comptons aussi des soutiens essentiels pour l’organisation (coach sportif, sonorisation, prêt de matériels, bénévoles, médiatisation Nous avons également des sponsors financiers qui garantissent la réédition chaque année de l’événement avec des frais d’inscription peu onéreux (5 euros) et intégralement reversés à Sidaction. Et c’est sans parler des surprises que nous ne révèlerons pas ici… »

 

(1) Informations et inscriptions : Site du congrés SFLS

(2) Interview du Dr Pascal Pugliese et de Magali Faure réalisée le 30 juillet 2019

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